Ginger

Ginger, e-TMS (troubles musculosquelettiques liés au travail sur écran

Comment prévenir les risques psychosociaux en entreprise ?

D’après une enquête du journal Le Monde(1), l’administration a reçu l’ordre de contrôler intensément la prévention des risques psychosociaux (RPS) en 2023. En effet, le paysage conjoncturel ne présageant rien de bon pour la santé mentale des salariés, les entreprises sont d’autant plus surveillées.

Risques psychosociaux en entreprise

Les risques psychosociaux : définitions

Les RPS sont définis comme une atteinte à la santé physique et mentale des travailleurs. Les causes peuvent être dans les conditions de travail, l’organisation du travail et les relations de travail.

Les RPS incluent :

  • Le stress au travail
  • Les violences internes à l’entreprise (conflits et harcèlements…)
  • Les violences externes à l’entreprise (insultes, agressions etc…)
  •  

Le Ministère du Travail y inclut également le syndrome d’épuisement professionnel (burnout) comme conséquence intrinsèque des RPS en général, qui doit donc faire l’objet de la même prévention.

Tous les salariés peuvent être concernés par les RPS. Ils sont encadrés par l’article L.4121-1 du Code du travail. L’employeur doit évaluer les risques y compris psychosociaux et de prendre les mesures afin d’assurer la sécurité et la santé physique et mentale de ses salariés.

Quels sont les principaux facteurs des RPS ?

Les différents rapports publiés  mettent en avant 6 grands facteurs de risques psychosociaux :

  • Insécurité de la situation de travail : précarité de l’emploi, insécurité liée à des changements permanents ou à des réorganisations
  • Intensité et temps de travail : surcharge, travail en horaire décalée…)
  • Exigences émotionnelles (peur, souffrance)
  • Manque d’autonomie dans le travail
  • Mauvaise qualité des rapports sociaux au travail : mauvaises relations avec les collègues, avec la hiérarchie, manque de reconnaissance…
  • Conflits de valeur

Quels en sont les symptômes des RPS ?

Le gouvernement a classé les RPS en plusieurs symptômes :

  • Les symptômes émotionnels : nervosité ou sensibilité accrues, crises de larmes ou de nerfs, angoisse, excitation, tristesse, sensation de mal-être, etc.
  • Les symptômes intellectuels : troubles de la concentration, oublis, erreurs, difficultés à prendre des initiatives ou des décisions, etc.
  • Les symptômes physiques : douleurs musculaires ou articulaires, troubles du sommeil, coliques, maux de tête ou de dos, perturbation de l’appétit ou de la digestion, sensations d’essoufflement ou d’oppression, sueurs inhabituelles, etc.

Lutter contre les risques psychosociaux, une priorité

Comme l’impose la réglementation, les RPS doivent être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels. Ils doivent ainsi être évalués, et intégrés dans le plan de prévention.

L’amélioration de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT et anciennement QVT), est de plus en plus ériger en priorité par les entreprises.

Elles cherchent à développer le « bien-être » de leurs salariés. Si l’absence de risques psychosociaux est une condition nécessaire au bien-être ou à la QVT, la mise en œuvre de ces pratiques en entreprise relève d’autres enjeux (performance de l’entreprise, égalité hommes/femmes, conciliation des temps de vie, démocratie sociale dans l’entreprise…)

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*e-TMS : Troubles Musculosquelettiques liés au travail sur écran

Source :

Rheveo, Les Risques Psychosociaux en entreprise, Voir l’article complet

(1) Le Monde, le 25 janvier 2023, Risques en 2023 pour la santé mentale des salariés