Ginger

Ginger, e-TMS (troubles musculosquelettiques liés au travail sur écran

Productivité au travail : faites une pause !

Une pause au travail, mais pas n'importe laquelle !

La transformation numérique des entreprises, qui a connu un coup d’accélérateur après la crise financière des années fin 2000, n’a pas que du bon : surabondance de l’information, compression du temps (sortir des produits ou des services toujours plus vite) et espaces de travail de plus en plus partagés ont mis nos cerveaux à rude épreuve. Autant de facteurs qui nuisent à notre productivité au quotidien. Et ceci, sans parler des troubles musculosquelettiques liés au travail sur écran.

Comment combattre ces effets négatifs ? Beaucoup de recettes peuvent être utilisées pour y remédier, de la pause cigarette à la pause sociale (parler avec ses collègues) en passant par se lever et marcher. Mais toutes les pauses ne se valent pas pour régénérer nos ressources. Les chercheurs de la Chaire « Talents de la transformation digitale » de Grenoble École de Management se sont penchés sur le sujet.

Pour comprendre l’impact des pauses sur la régénération des sources attentionnelles, plusieurs études ont été mises en place et se poursuivront encore. L’un des objectifs principaux de ce travail qui se fera en plusieurs étapes, est de caractériser des pauses compatibles avec le travail, efficaces et simples d’utilisation.

Cyril Couffe, Docteur en Psychologie cognitive et neuropsychologue, est parti de ce constat pour vérifier une hypothèse avec son équipe de la Chaire Talents de la Transformation Digitale de Grenoble Ecole de Management (GEM) : en soulageant cette “sursollicitation”, il nous serait possible de regagner en concentration et en créativité.

L’une des pistes les plus prometteuses dans ce domaine concerne le « réseau par défaut », une découverte récente en neurosciences. On a en effet constaté que le cerveau semble travailler même quand on ne fait rien. Être dans la lune, divaguer mentalement pourrait ainsi amener une régénération des ressources et une meilleure intégration des informations. Nous avons donc voulu vérifier si ces moments d’errance mentale pouvaient améliorer la qualité des pauses au travail.

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*e-TMS : Troubles Musculosquelettiques liés au travail sur écran

Le “réseau par défaut”

Leur intuition s’appuie sur des découvertes sur le fonctionnement du cerveau qui ont eu lieu il y a 10 ans et ont montré que l’activité cérébrale de certains réseaux en lien avec la concentration est visible même lorsqu’un individu ne fait rien. C’est ce qu’on appelle le mode “par défaut”, une forme « d’errance mentale”, indique ce spécialiste de “l’écologie mentale au travail”.

Pour analyser les bienfaits de ce mode « par défaut » sur la productivité au travail, Cyril Couffe a réalisé deux études. La première auprès d’étudiants de GEM, et la seconde auprès d’une soixantaine de salariés en entreprise. Objectif ? Mesurer les effets positifs de l’errance mentale.

Une vraie pause suppose une “errance mentale”

Pendant, la première étude, le chercheur demande à trois groupes témoins de réaliser une tâche relativement complexe de gestion de planning (combinaisons d’horaires, de lieux, de tâches attitrées en fonction des individus, etc.), et ce pendant 45 minutes.

Le premier groupe ne bénéficiait d’aucun temps de pause. Les deux autres groupes bénéficiaient d’une pause de 60 secondes, tous les quarts d’heure. “A une différence près : durant cette pause, le second groupe devait simplement écouter un texte, et le troisième groupe devait mémoriser précisément le contenu du texte. La concentration requise pour la mémorisation du texte supprimait de fait toute possibilité d’errance mentale”, souligne Cyril Couffe.

Une augmentation de la Productivité au travail de 10%

Résultat : l’errance mentale permet d’observer une “très nette différence, non seulement sur les capacités attentionnelles, mais aussi en termes de gain d’énergie et de disponibilité”. Le second groupe enregistre même un score supérieur de 10% en termes de performance par rapport aux deux autres groupes.

En revanche, le groupe 3 qui était en pause mais n’a pas pu activer son “réseau par défaut” affiche un résultat similaire au 1er groupe qui n’a bénéficié d’aucune pause. Quant à la 2ème étude, menée cette fois en entreprise, elle dresse exactement le même constat.

“Pour contrecarrer la surcharge mentale, nos recherches montrent qu’il faut activer volontairement le mode « par défaut ». S’autoriser une errance mentale, laisser ses pensées vagabonder. Idem pour les sentiments et les sensations : ne pas les brider”, résume Cyril Couffe.

S’autoriser un état de rêverie

Exit donc la lecture des sms, des réseaux sociaux, des mails, et même des échanges dans les couloirs avec vos collègues sur un dossier…

« Pour récupérer tout au long de la journée, il vous faut trouver régulièrement des moments de vraie pause, que ce soit par une activité visuelle (exemple : regarder par la fenêtre) ou sonore (écouter de la musique) qui vous mettent dans un état de rêverie, que vous soyez en mouvement ou pas, mais sans réaliser aucune tâche”, conseille le chercheur.

Enfin, sachez que l’utilisation de Ginger permet d’activer le réseau par défaut, lorsque vous vous relaxer pendant la réalisation d’un exercice. Vous pouvez télécharger le livre blanc en cliquant sur le texte.

Améliorez vos postures de travail :

Source :

The Conversation, voir l’article complet

Les Echos Start, voir l’article complet